Je pourrais décrire des axes de recherche et mes thèmes de prédilection.

Ainsi, j’ai tenté d’épuiser le thème du monstre, j’ai célébré la beauté du vivant dans des dessins de biologie cellulaire, assemblé des formes naturelles, brodé des aberrations médicales. J’ai donc une certaine affinité avec les sciences, mais aussi avec la métaphysique, l’alchimie, le vaudou, les rêves, les métalangages, les obsessions, la psychologie institutionnelle, la transe, l’artisanat domestique.

Si je dois relier tous ces éléments et tenter de synthétiser ma démarche, je dirais que le point commun entre tout et tous ces médiums est l’intérêt que je porte aux modes d’organisation du réel, et donc aux modes de croyances.

Mes planches de biologie sont imaginaires, mes compositions minérales représentent des chaos originels, mes chimères flirtent entre mythologie et science fiction, mes accrochages ressemblent régulièrement à des cabinets de curiosité.

Ainsi, je suis amenée à m’intéresser à la classification, aux modes de perceptions, aux déductions, aux superstitions, aux théories erronées, aux paradigmes.